Témoignages

 
 
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Loreta

Après presque 15 ans de combat contre le cancer, mon cœur jumeau, l’homme de ma vie est parti rejoindre les anges d’une façon inopinée. J’étais désemparée, seule avec moi-même, comme une marionnette dont les fils se sont brisés et qui erre dans le vide. Il était mon mât, mon épaule protectrice, celui qui m’a donné le courage d’affronter tout ce marasme hospitalier, les chimios, les attentes des résultats, les traitements divers. Il m’avait appris le bonheur. Nous étions si fusionnels. Au début, c’est l’incompréhension (pourquoi moi ?), la culpabilité (ai-je bien été à la hauteur ?), la colère contre le monde entier (au point de détester le monde des vivants). Je dois apprendre l’acceptation. Commencer mes phrases par « je veux » et non plus « je dois ». Je savais que la seule personne qui pourrait me sortir de cette situation était moi, et moi seule. Arriver à lâcher prise et à comprendre ce qui m’arrive. Quand on est heureux, on se crée sa bulle de bonheur. On sait qu’il y a un monde à l’extérieur mais, égoistement, on se dit qu’il peut tourner sans nous car, égoistement, on se suffit à soi-même. Quand la bulle éclate, on se rend compte qu’il y a effectivement un monde dehors, mais qu’il a continué à tourner sans moi. J’ai essayé d’entrer à nouveau « chez les vivants », mais je sentais que la solitude et la tristesse me pesaient beaucoup trop et j’ai cherché une main tendue, une oreille attentive qui pourrait réactiver mes énergies perdues. J’avais perdu la foi, la force et le courage.

Un ami m’a conseillé de prendre contact avec Caroline. Effectivement, elle m’a montré le chemin en me rappelant que je serai seule maître à bord de mon bateau et en me conseillant quelques techniques pour avancer. Et ça a marché. Je ne dis pas qu’aujourd’hui, après 6 mois, je chante et je danse dans le vent, mais je comprends mieux la marche à suivre.Quand c’est nécessaire, je la revois juste pour qu’elle équilibre à nouveaau l’énergie de mon corps. Elle ne remplacera jamais l’être cher, mais elle m’a permis de comprendre que je ne devenais pas folle, que mon cheminement était naturel et qu’il prendrait du temps. Pour cela, je tiens à la remercier. Par la douceur de sa voix, sa disponibilité, elle me permet de goûter à nouveau aux plaisirs de la vie, à mieux comprendre ma connexion à l’univers et à me rendre confiance en moi.


Erica

"C'est mettre finalement des mots sur des sensations ou des émotions qu'on a toujours senti mais qu’on n'arrivait pas à définir concrètement. C'est faire de l'ordre dans nos ressentis, voir plus clairement comment les choses nous impactent et pouvoir y réagir plus positivement et calmement. Quelques jours après la séance, je me suis senti libérée, consciente des mes limites et capable de les accepter."

"Mon mari était profondément en colère contre ce qui se passe dans le monde actuel. Une semaine après la séance, j'ai senti que la colère était partie en laissant la place à une énergie positive qui lui fait voir les choses différemment et qui lui permet de réagir autrement. Il est beaucoup plus calme, souriant et relax." 

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Perle

Venir chez vous m’a remué profondément mais c'est positif! MERCI

Je vous remercie d'être ce que vous êtes. La bienveillance et le tact qui émane de vous m'ont donné confiance en ce que mon corps exprime.


Magali

Dans le cadre de sa pratique, Caroline m’a demandé de raconter ma propre expérience sur le sujet, bien qu’elle soit déjà vieille de 47 années. Je voudrai d’abord dire que pour moi l’expression faire son deuil ne signifie pas grand-chose. On ne fait pas le deuil de ceux que l’on a aimé, mais le temps fait son œuvre et doit normalement nous apaiser. Ma petite-fille est mort-née à 8 mois passé de grossesse. A l’époque pas encore d’échographie, qui aurait pu déceler le placenta mal placé et éviter tout çà. C’est donc après une grosse hémorragie que je suis arrivée à la clinique un matin d’avril 1971. J’ai vécu les douleurs d’un accouchement sans péridurale et épuisée, je n’ai pas remarqué tout de suite que mon bébé n’avait pas crié. Une infirmière a emmené ma petite-fille immédiatement sans me la mettre dans les bras. J’étais hébétée et mon mari tétanisé, lui avait compris ou on le lui avait dit. On n’en a jamais discuté redoutant ce moment trop douloureux.  Le médecin m’a alors expliqué que le bébé ne respirait plus, déjà à mon arrivée. Après le choc, c’est la colère qui m’a envahie, et je me souviens de ne pas avoir été tendre avec lui 

Pourquoi moi, pourquoi nous ? Il n’y a pas eu de cérémonie, ce n’était pas dans les mœurs de cette époque. Elle n’a pas été inscrite sur notre carnet de mariage, comme si elle n’avait jamais existé. A mon retour à la maison, plus trace du petit lit, ni des vêtements si tendrement préparés. La vie a repris son cours me laissant avec un vide immense et un mari triste mais peu bavard. J en venait à jalouser les autres mères, même ma maman que je chérissais pourtant beaucoup. Très rapidement mon mari et moi avons décidé d’avoir un autre enfant mais pas pour remplacer notre fille. C’était comme une nécessité, il nous fallait faire confiance en la vie et aller de l’avant.

Cette deuxième grossesse n’a pas été paisible, trop de questions se bousculaient dans ma tête, venant perturber ce qui devait être une période de joie et de tranquillité. Mais heureusement tout s’est bien passé et j’ai mis au monde une autre fille et 2 ans plus tard un petit garçon .Malgré le bonheur et la fierté que j’éprouve pour mes enfants et mes trois petits-enfants, cette première naissance, est restée enfouie au plus profond de moi et à continuer à me donner un sentiment d’échec, provoquant un malaise et un manque de confiance en moi. Bien sûr j’en parlais de temps en temps mais je ne prononçais jamais son nom,  c’était toujours « le premier bébé ». 

Mon fils m’a proposé de recevoir une séance de soins énergétiques chez Caroline, ce que j’ai accepté. Elle savait que je vivais des moments difficiles, mon mari souffrant d’une maladie dégénérescente. Tant d’émotions se confondaient en moi, je me sentais mal. Elle a réussi à briser cette carapace vieille de tant d’années et je me suis mise à parler de cette première naissance. Apaisée sur ce sujet, je parle aujourd’hui de Sandra, elle a enfin trouvé sa place et son identité dans la famille, chose qui lui avait été refusée il a 47 ans. Sandra fera toujours partie de moi, mais aujourd’hui, je suis en quelque sorte libérée du poids d’une certaine culpabilité de ne pas avoir fait ce qu’il fallait lors de son décès. Les choses ont bien changé et on laisse aujourd’hui aux parents du temps pour dire au revoir à leur bébé et organiser un enterrement, s’ils le désirent, ou non. Je n’ai pas de conseils à donner, chacun doit trouver ce qui lui convient le mieux, mais en parler libère le chagrin. 

De tout cœur merci à Caroline.

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